
5-0. Série. Les valeurs progressent vers la droite, en sautant pardessus une valeur à chaque fois 3 (4) 5 (6) 0…

4-6. Opération. La case à droite représente la somme des deux cases
précédentes.

3-0. Symétrie. La seconde ligne reprend la première ligne, mais àl’envers.

0-0. Opération. La case de gauche représente la somme des trois
cases qui suivent à droite.

5-0. Série. Les valeurs progressent vers la droite, en sautant successi-
vement 2, 1, et 0 valeurs : 5 (6 – 0) 1 (2) 3 (-) 4

6-6. Opération. Le total de chaque valeur augmente de 1 en progres-
sant vers la droite ou vers le bas (16 – 17 – 18 – 19).

1-6. Série. Une première série dans les cases extérieures + 3 à chaque
étape. Une deuxième série dans les cases intérieures + 4 à chaque
étape. Ces étoiles à 7 branches sont relativement rares. Des étoiles à
6 ou 8 branches sont plus courantes et de ce fait, la série doit
commencer et s’arrêter à un point arbitraire.

6-4. Série. Deux séries en zigzag. L’une avec les valeurs qui se suivent
(1 – 2 – 3…), l’autre qui se suit également, mais ou chaque valeur est
répétée une fois (2 – 2 – 3 – 3 – 4).

1-2. Série. Deux séries. L’une sur les premières cases de chaque
domino : les valeurs qui se suivent (3 + 4 + 5), l’autre sur les
secondes cases des dominos avec moins 2 à chaque fois (6 – 4 – 2).

3-4. Série et opération. En commençant avec le un en haut à droite,
on tourne sur les cases extérieures avec une progression simple.
Ensuite, chaque alignement de deux dominos (4 cases) contient
toujours 14 points.

5-6. Opération. Il s’agit d’une soustraction où les chiffres ont été
remplacés par des points : 524 601 – 363 245 = 161 356.

4-0. Opération. La case en bas à gauche a toujours 2 points de plus
que la case du haut, et la case à droite a toujours 2 points de moins
que la case du bas.
Le jeu de dominos est probablement originaire d’Orient,
où il se pratiquait dès l’Antiquité : il aurait gagné l’Europe
au xive
siècle, par l’Italie.
Le mot « domino » dérive du latin « dominus », évoquant
le Seigneur ; les moines remerciaient Dieu de leur gain à ce
jeu, par un chaleureux « Domino gratias ! ». Par ailleurs, les
dominos sont noir et blanc, comme la pèlerine, le « domino »,
des chanoines.
Les dominos constituent des « objets mathématiques »
par excellence : pavés à faces rectangulaires, intimement
associés à de petits nombres naturels, matérialisés par la
répétition de marques ponctuelles, gravées ici sur une seule
grande face.
La face marquée de tout domino se compose de deux cases
blanches carrées, portant chacune de 0 à 6 points noirs
suivant une certaine possibilité ; la marque du domino est
alors la paire de naturels, [4, 2], par exemple, dénombrant
les points de ses cases, avec des doubles à paires particuliè-
res, tel [5, 5], le double-cinq.
Le jeu de dominos comporte ainsi 28 pièces distinctes dont 7
sont des doubles, et avec lesquelles, en jouant normalement,
on forme des chaînes, en lignes brisées à deux extrémités,
par juxtaposition de cases de mê
out item, ou unité, de ce test présente une certaine disposition de
dominos, qui respecte une loi logique déterminée ; mais cette loi est
cachée et l’un de ces dominos (en pointillé) est « vide », c’est-à-dire
inconnu (ne pas le confondre avec le double-zéro). L’épreuve consiste, sitôt
trouvée la loi de formation, à remplir ce domino vide en notant le nombre
de ses points dans chacune des deux cases, sur la feuille.
Un item n’emploie que quelques dominos, mais tout domino peut y être
réutilisé, et les dispositions de dominos varient sensiblement d’un item à
l’autre (voir plus loin) ; de plus quand interviennent des suites numériques de
marques sur cases, le 0 et le 6 sont orientés suivant l’ordre choisi, et on note :
-0-1-2-3-4-5-6-0-1- en croissant, ou -6-5-4-3-2-1-0-6-5- en décroissant.
Le test original inspiré du psychologue anglais Anstay comprend 44 items,
à examiner en 25 minutes, donc à une moyenne voisine de 35 secondes par
item ; on accorde un point par résultat correct, pour l’ensemble des deux
cases concernées.
Étudiez bien les items de bases présentés, avant de vous lancer dans l’exercice
d’entraînement ; ils vous seront très utiles et l’exercice vous passionnera.
a. La disposition ne comprend que trois dominos
distincts : 1/0, 2/3 et 3/4, sur les huit représentés, et
chacune des deux premières rangées (ou colonnes)
porte ces trois dominos. La troisième rangée (ou
colonne) en fait de même. Le domino inconnu est
donc 2/3. Cet item est analogue à l’un des items
d’un autre test, le MATRIX 47.
deux questions
Peut-être souhaitez-vous maintenant connaître davantage les dominos, support de ce test , mais aussi de quelques divertissements
intéressants.
Pour exaucer éventuellement ce souhait, et avant de vous présenter
l’un de ces divertissements, il me suf f it de vous poser deux grandes
questions numériques, en espérant que vous allez vous ef forcer d’y
répondre au mieux.
Les deux cases de tout domino présentent chacune des points, dont
les nombres constituent une paire caractérisant la « marque » de la
pièce ; ainsi [4, 2] ou [0, 3], ou encore, mais par exception, [5, 5], le
double-cinq.
Combien le jeu de dominos compte-t-il alors de points par pièce, en
moyenne ? Certaines pièces montrent le même total de points : ainsi avec
les marques [3, 6] et [4, 5] : 3 + 6 = 4 + 5 = 9 points. Quel est donc le
plus grand nombre de dominos d’un même total de points ?
Penchez-vous sur ces énigmes arithmétiques de dominos traditionnels,
mais sans trop penser à ce domino ambulant à sept points, que constitue
l’éclatante coccinelle commune, ce coléoptère nommé « bête à Bon Dieu »
(encore !).
Quelques indices
Si mes deux questions (ou une seule quelconque) vous embarrassent,
surtout ne boudez pas : piochez plutôt allègrement dans les indices
données ci-dessous !
Pour déterminer la moyenne avancée, il convient d’abord de dénombrer
le total des points du jeu de dominos, soit ses cases distinctes, puis les
pièces du jeu, soit les couples assimilés à elles.
Pour chercher le maximum fxé ensuite, rien ne vaut la construction
d’un tableau numérique bien ordonné ; par exemple celui donnant, pour
chaque total possible de points par pièce, la marque des diverses pièces,
leur nombre, et enfn leur total de points dans le jeu ; « tout » y sera :
Petit tour de magie
Essayez bien vite ce rare et joli tour de dominos ! Étalez négligemment sur
une table un jeu de dominos retournés et engagez un volontaire de votre
public à former, avec tous ces dominos, une chaîne normale, en accolant des
cases de même marque, mais sans pratiquer de ramifcations.
Pendant que votre victime commence sa manipulation, vous lui annoncez bien
haut que, sous l’effet de votre « magnétisme » et quoi qu’il fasse, sa chaîne
sera ouverte, et les deux cases extrêmes porteront les marques distinctes,
[4,1] par exemple, que vous inscrivez aussitôt sur une feuille.
Miracle ? l’opération terminée, tout le monde peut constater que votre
prédiction s’est réalisée… à votre grand avantage et à la surprise générale.
Évidemment « y a un truc », et comme il n’est pas facile à déceler, je vais vous
le dévoiler sur-le-champ ; mais surtout n’en restez pas là !
Avant d’étaler le jeu, subtilisez-en une pièce non double, de marque [1/4] ici
puis, sur la feuille, notez… 1 et 4 justement.
C’est absolument tout, et c’est très simple ! Mais pourquoi est-ce que « ça
marche » ?
derrière le rideau
Vous avez maintenant tous les éléments pour répondre à cette question,
en suivant, par exemple, la démarche mathématique et logique proposée
ci-dessous.
Constatez expérimentalement que, dans les conditions décrites, la chaîne se
réalise de maintes façons, mais qui mènent toutes à deux cases extrêmes de
marques prévues ; si, par contre, vous subtilisez dans le jeu une pièce double
arbitraire, la chaîne se ferme sur deux cases extrêmes de même quelconque
marque et le tour s’évanouit.
Démontrez à présent, à l’aide de la notion de parité, que le jeu complet (sans
subtilisation) fournit, sans autres changements, des chaînes fermées, donc
sans cases extrêmes ; cet acquis vous permettra de justifer complètement
le tour.
En effet, sur toute chaîne ouverte complète, chaque marque de cases apparaît un nombre pair de fois (huit), de même entre ses cases extrêmes, car
les intermédiaires vont par deux de même marque ; donc, par différence de
parités, cette marque intervient aux deux extrémités de la chaîne, qui alors
se ferme.
Subtiliser toute pièce non double dans le jeu revient alors à ouvrir valablement, sur cette pièce, une chaîne fermée complète ; mais subtiliser une pièce
double permet à la chaîne de se refermer, au moins sur les cases voisines de
la pièce : ainsi s’explique notre petit tour divinatoire.
dominos déchaînés
Il existe une fguration heptagonale simple du jeu de dominos qui a le grand
mérite de faciliter les constitutions et les dénombrements des chaînes
envisagées.
Il s’agit d’un certain diagramme sagittal (en fèches) de la relation « être
associé sur pièce à », dans l’ensemble des marques des cases du jeu ; vous
devriez essayer de tracer puis d’exploiter un peu ce diagramme, en occultant
ce qui suit.
Chacun des 7 côtés ou chacune des 7 × 4/2 = 14 diagonales, de l’heptagone convexe régulier tracé, correspond à une pièce non double du jeu
et les 7 boucles ajoutées fgurent les doubles, en donnant les 28 dominos
existants.
Toute chaîne complète de dominos est alors constituée sur le diagramme,
par le circuit, au crayon, qui passe entièrement par tous ses segments et
boucles successifs, et une seule fois par chacun d’eux ; telle la chaîne origine
de notre exemple
dominos enchaînés
Le dénombrement des chaînes de dominos à partir du précédent
diagramme est un problème délicat, même en négligeant les ramifcations,
comme convenu. Édouard Lucas en a longuement débattu, voilà plus d’un
siècle, dans ses « Récréations Mathématiques », et il a fnalement fxé le
nombre des chaînes fermées sans doubles, donc des circuits sans boucles,
à n = 129 976 320.
Peut-être, avec ce résultat, parviendrez-vous à calculer le nombre des chaînes complètes (fermées), puis le total des chaînes ouvertes par subtilisation
d’une pièce (non double) ?
Chacun des 7 doubles, indépendamment des autres, peut occuper 6/2 = 3
places, entre les cases accolées de même marque que lui, sur toute chaîne
fermée sans doubles ; le nombre des chaînes complètes ainsi formées s’élève
alors à :
37
n = 2 187 × 129 976 320 = 284 258 211 840
Ce nombre étant aussi celui des chaînes ouvertes par subtilisation de toute
même pièce, le total des chaînes ouvertes, par toutes les pièces non doubles,
vaut donc :
3 n × 21 = 284 258 211 840 × 21 = 5 969 422 448 640
soit près de 6 billions, ou millions de millions, ce qui n’est pas rien, et rehausse
même cet original tour de dominos.
Dans le domaine mathématique, le présent divertissement apparaît comme
une large application ludique, de la fructueuse notion de parité, qui l’explicite
pleinement, puis d’un étonnant diagramme sagittal, favorable à son développement, et enfn d’intéressants dénombrements, proches de l’analyse combinatoire : en somme, une bonne sélection de moyens simples et effcaces, au
service d’un jeu de hasard revu par la psychotechnique.
Les Dominos
Dans les tests psychotechniques plusieurs dominos sont installés selon une certaine logique et sur un des dominos, les points ont été effacés. Le but de ce test psychotechnique est de trouver la logique de l'ensemble pour déterminer le nombre de points qui doit s'inscrire logiquement dans chaque moitié de ce domino.